
Arthur
Chef de projet IA et formateur
J’ai passé huit ans à défendre des causes humanitaires. Maintenant je défends l’idée qu’on peut apprendre à travailler avec l’IA sans lui abandonner son jugement.
Après CARE France et quelques années dans le secteur associatif, j’ai suivi la formation Le Bahut pour pivoter vers l’IA. Ce n’était pas une reconversion par défaut : je cherchais un endroit où la rigueur méthodologique compte autant que la créativité.
Aujourd’hui je forme et j’accompagne des équipes sur l’intégration de l’IA dans leurs pratiques professionnelles. Ce qui m’intéresse dans ce rôle, c’est moins la technologie en elle-même que la façon dont les gens s’en emparent : avec prudence, avec curiosité, parfois avec méfiance. Et c’est souvent la bonne réaction.
J’ai toujours été très critique envers mes professeurs qui oubliaient qu’enseigner voulait aussi dire « savoir donner envie d’apprendre ». Quand un élève ne comprend pas ou n’écoute pas : est-ce forcément parce qu’il est fainéant ou bête ? Je suis convaincue que c’est principalement parce qu’on ne donne pas aux enseignants les moyens et les outils pour donner envie d’apprendre à leurs élèves, les intéresser,
susciter l’émotion ou le débat. Notre façon d’apprendre évolue, notre manière d’enseigner et de transmettre doit s’adapter.
